Return to site

Lever des fonds ce parcours du combattant

par Olivier Marx 

1 - France Angel Tour passait Lyon

On a beau dire ce que l'on veut : dans l'entreprise comme dans la vie, CASH is King. L'argent n'est pas le but en soi mais sans argent, il est difficile d'avancer.

J'étais hier au France Angel Tour à Lyon au Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes (je crois que c'est comme cela qu'on dit non ?). Plusieurs start-ups témoignaient (YurPlan et digiSchool), d'autres pitchaient. Autour de cela, des banquiers qui courtisaient, des sièges en cuirs qui crissaient, des petits fours qui volaient. Bref l'écosystème était là (200 personnes environ).

On ne raconte que très rarement la VRAIE histoire des start-ups.
Critéo ? IPO au NASDAQ , mais après combien de pivots ? 4.
Blablacar ? Combien d'années avant de trouver son modèle ? 5.
• Google ? 4 ans ; Facebook ? Idem.
• AirbNb ? Lisez ce mail de 2009.
Bref monter sa start-up, au début personne n'y croit. Sauf vous (et vos associé(e)s.

2 - Verbatim d'entrepreneurs

Le moment de vérité de cette soirée a eu lieu quand Anthony Kuntz (digiSchool* leader de l'éducation numérique en France. 60 salariés, plus de 5 millions de CA, une trentaine de recrutement prévus en 2016, 7 millions de VU / mois) a raconté qu'il s'était fait jeter de tous les pitchs de Business Angel au départ. Yurplan disait la même chose : en gros personne ne comprenait rien à ce qu'il voulaient construire.

• Enseignement N°1 : Apprendre à écouter. 
C'est un Business Angel, plus intéressé par la personnalité, la force de conviction, la capacité d'écoute de l'entrepreneur que par le Business Model / les documents forcément incomplets qui leur a mis le pied à l'étrier.

Pour digiSchool c'est Pierre Emmanuel qui a remis le dossier de digiSchool sur le haut de la pile chez France Angels alors que les Business Angels avaient plutôt dit non.

• Enseignement N°2 : Parler leur langage.
TRI, sortie à 5 ou 7 ans, Business Plan...Business Angels et Fonds ne parlent pas complètement le langage de l'entrepreneur. Anthony soulignait justement qu'une fois que l'entrepreneur a compris cela, cela va tout de suite mieux.
Ce qui veut dire pas mal de temps passé sur excel à remplir des cases ;)
Bref apprendre à pitcher.

• Enseignement N°3 : Attention au juridique.
On en a peu parlé à cette soirée ou peut être après (je suis parti quand les Banques ont fait un numéro de claquette un peu trop visible à mon gout). Mais le juridique est essentiel. Vous avez intérêt à bien lire les pactes d'actionnaires / clauses de relution et tout le binz que vos interlocuteurs maitrisent à merveille et pas vous. Pour cela vous avez The Galion Project ou un bon avocat.

Bien sûr lever des fonds n'est pas une obligation on est d'accord.

3 - Au final, il vous faudra du CASH

Soit auprès :
• de Pôle Emploi (et oui 2 ans de chômage cela aide parfois)
• de vos clients (c'est pas mal aussi comme solution, si vous pouvez)
• des banques
• d'associés
• de votre mère ? père ? grand-mère (attention cette solution ne marche pas quand on n'est pas un gosse de riche ;))....

*Disclosure : je connais bien Anthony, je suis petit Business Angel depuis 2007 & Thierry son associé a été le premier salarié d'Altics que j'ai fondé.
Cela ne nous rajeunit pas #lol

All Posts
×

Almost done…

We just sent you an email. Please click the link in the email to confirm your subscription!

OKSubscriptions powered by Strikingly